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Le SKA (suite)

La déferlante rock n' roll s'abat sur l'île avec notamment Fats Domino et Little Richard ; ce nouveau style mêlé au boogie-woogie, au gospel, au mento local, au jazz, au scat, au calypso, au merengue, aux musiques africaine et cubaine ainsi qu'à la culture de la rue formera un cocktail détonnant qui, en explosant, donne naissance au son que tous les Jamaïcains attendaient : le ska. Le succès est au rendez-vous: les sound systems se multiplient dans l'île, les gens se pressent pour venir danser sur ce rythme endiablé.

il s'exportera vers l'Europe, surtout vers le Royaume Uni, et deviendra un genre à part entière.

Vers le milieu des années 60, il sera supplanté par le Rocksteady, plus lent, plus chanté et moins instrumental, puis plus tard par la déferlante Reggae prédominée par la basse et des rythmes plus rapides.

Dans le Royaume-Uni de la fin des années 60, en particulier grâce au label Trojan Records qui publie alors la majeure partie des disques de reggae, les skinheads, jeunes des banlieues ouvrières de Londres descendant des Mods, raffolent particulièrement de ce nouveau rythme. De là naîtra le skinhead reggae. Les skins (loin d'être tous des brutes néo-nazies) cohabitent alors pacifiquement avec leurs cousins les rude boys noirs immigrés de Jamaïque et partagent le même goût pour les vêtements chics et les musiques jamaïquaines et noires américaines.

En 1979, le ska revient au goût du jour au Royaume Uni grâce au fondateur des Specials Jerry Dammers et son label britannique Two-Tone (avec les têtes de file The Specials, Madness, The Beat, The Selecter, Bad Manners…) qui réhabilite les esthétiques rude boy, mod et skinhead des années 60, et met son logo à la mode en Angleterre et bientôt dans le monde entier : le damier noir et blanc, symbole d'unité entre les noirs et les blancs. Symbole aussi d'un désir de mettre fin à la haine raciale qui règne depuis des années dans le pays. Les groupes de musiciens ethniquement mixtes essaient de prôner l'unité raciale dans le Royaume-Uni déchiré avec des paroles plus engagées.

Le label Two-Tone, racheté par Chrysalis Records, s'effondre en 1985, ce qui n'empêche pas au damier de rester le symbole du Ska à travers le monde. Le Ska connaitra un nouveau revival en 1989 caractérisé par un mélange détonnant de 2-tone, de hardcore, de funk et de punk, ce qui donne souvent un style punk pêchu. Il émergera un autre courant international qui désire rester proche des racines jamaïcaines des années 1960.

C'est le ska revival qui installe définitivement le ska dans les mœurs musicales.

Selecter - On my radio

Madness - One step beyond